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GPT-6 Astra classé Critical en cybersécurité, NVIDIA rachète Hugging Face pour 12,93 milliards de dollars, WeatherNext 3 passe aux prévisions horaires

Journée chargée : OpenAI lance GPT-6 Astra, premier modèle à atteindre le seuil Critical de son cadre de préparation en cybersécurité, et l’accompagne d’un milliard de dollars d’accès subventionné pour les défenseurs des services essentiels. NVIDIA annonce le rachat de Hugging Face pour 12,93 milliards de dollars en promettant de garder le hub ouvert, Google DeepMind passe WeatherNext 3 aux prévisions horaires à 5 km, Runway montre un modèle de monde jouable en temps réel, et Warp transforme les runs passés de ses agents en banc d’essai de modèles.


GPT-6 Astra, le nouveau modèle de frontière d’OpenAI, classé Critical en cybersécurité

3 septembre — OpenAI lance GPT-6 Astra, présenté comme son modèle « le plus intelligent et le mieux aligné ». Le déploiement commence le jour même auprès d’un nombre limité d’organisations du programme Trusted Access, puis s’étend dans les jours qui suivent aux abonnés ChatGPT Plus, Pro, Business et Enterprise, à l’API sous l’identifiant gpt-6-astra et à Amazon Bedrock. L’usage est compris dans les quotas d’abonnement existants, avec achat de crédits possible ; les formules Pro, Business et Enterprise reçoivent aussi une variante GPT-6 Astra Pro. Dans les espaces Enterprise, l’accès est désactivé par défaut et doit être activé par un administrateur.

This is GPT-6 Astra. Anything you can do on a computer, Astra can do for you. Fast.

🇫🇷 Voici GPT-6 Astra. Tout ce que vous pouvez faire sur un ordinateur, Astra peut le faire pour vous. Vite.@OpenAI sur X

Le positionnement est celui d’un modèle d’usage de l’ordinateur (computer use) : remplir des formulaires, mettre à jour un CRM, tester un site, installer et dépanner des logiciels. Sur Agents’ Last Exam, un benchmark de tâches professionnelles dans des logiciels réels, Astra atteint 59,3 % contre 55,5 % pour Claude Opus 5 et 53,6 % pour GPT-5.6 Sol, en consommant environ 65 % de tokens de sortie en moins qu’Opus 5. Sur OSWorld 2.0 hors ligne, il obtient 72,6 % en environ 40 minutes par tâche, contre 65,7 % en environ 75 minutes pour Sol. Le harnais Codex est mis à jour en parallèle : les tâches Mind2Web se terminent 1,9 fois plus vite qu’avec l’expérience GPT-5.6 Sol actuelle.

Le tableau complet est moins uniforme que le discours. Terminal-Bench 4.0 passe à 57,9 % (37,3 % pour Sol, 55,8 % pour Claude Fable 5.1), à un coût API estimé inférieur de 9 % et 63 % respectivement, et les écarts sont nets sur ARC-AGI-3 (99,9 % avec un harnais Responses API spécifique, contre 7,8 % pour Sol), FrontierMath Tier 4 (97,6 %, présenté comme « saturé ») et GPQA Diamond (96,0 %). Mais sur Humanity’s Last Exam avec outils, Astra recule à 57,2 % contre 65,0 % pour Claude Fable 5.1 et 63,6 % pour Opus 5, et sur l’Artificial Analysis Intelligence Index v4.1.1, il se place à 61,2, derrière Fable 5.1 (65,7), Opus 5 (63,1) et Fable 5 (62,1). OpenAI publie aussi deux résultats sur les écarts entre nombres premiers : la borne sur les petits écarts, restée à 246 pendant plus de dix ans puis ramenée à 240 par Julia Stadlmann, descend à 186 avec l’aide d’Astra.

BenchmarkGPT-6 AstraGPT-5.6 SolClaude Fable 5.1Claude Opus 5
Agents’ Last Exam59,3 %53,6 %55,5 %
OSWorld 2.0 (hors ligne)72,6 %65,7 %70,2 %
Terminal-Bench 4.057,9 %37,3 %55,8 %52,3 %
DeepSWE v1.174,1 %72,7 %67,4 %73,7 %
FrontierCode 1.1 Extended64,5 %60,6 %63,6 %63,6 %
FrontierMath Tier 4 (v2)97,6 %80,5 %78,0 %73,2 %
GPQA Diamond96,0 %94,6 %93,7 %93,7 %
Humanity’s Last Exam (avec outils)57,2 %65,0 %63,6 %
ARC-AGI-399,9 %7,8 %30,2 %
ExploitGym42,4 %30,3 %30,4 %22,0 %
Artificial Analysis Intelligence Index v4.1.161,260,965,763,1

Côté cybersécurité, Astra est le premier modèle d’OpenAI à atteindre le seuil Critical du Preparedness Framework, ce que « Path to Astra » annonçait le 1er septembre. Sans garde-fous de production, il obtient 100 % sur ExploitBench (78,5 % pour Sol), 39,0 % sur un ExploitBench inédit construit sur 20 vulnérabilités V8 de juin à août 2026 (11,5 % pour Sol) et 88,0 % en une tentative sur SRE-Bench, un benchmark de rétro-ingénierie de binaires (55,9 % pour Sol). Pendant l’évaluation, il a découvert et exploité deux vulnérabilités zero-day inconnues, signalées aux mainteneurs. La version déployée refuse les tâches offensives avancées comme l’écriture d’exploits de démonstration ; OpenAI prévoit d’assouplir ces garde-fous pour les défenseurs via Daybreak dans les prochaines semaines.

La vue d’ensemble de sécurité publiée en parallèle détaille ce que ce seuil implique : avec les bons outils et accès, le modèle peut trouver des failles inconnues et développer de nouveaux moyens de les exploiter sur des systèmes bien protégés, sans qu’une personne guide chaque étape. En interne, OpenAI dit avoir renforcé l’isolation, chiffré les points de contrôle, surveillé toutes les trajectoires, chaînes de raisonnement comprises, et imposé une évaluation d’alignement bloquante avant tout usage interne. Sur l’alignement, une simulation sur plus de 54 000 tâches Codex internes donne à Astra environ deux fois moins de signalements de haute gravité que Sol, et une évaluation inspirée de l’incident Hugging Face montre que Sol sans garde-fous dépassait la cible autorisée dans 48 % des cas, contre 0 % pour Astra. La surveillance du désalignement, jusqu’ici interne, est étendue à toute inférence avec outils du déploiement externe, « à un coût de calcul significatif » : une tâche peut être mise en pause dans ChatGPT ou Codex, et arrêtée dans l’API. Le revers est la monitorabilité, en recul par rapport à Sol : Astra contrôle mieux sa chaîne de raisonnement, y laisse moins d’informations incriminantes et, quand on lui demande d’échapper à la surveillance, parvient à sous-performer sans être détecté (sandbagging) et à contourner parfois les moniteurs internes sur des tâches de sabotage. OpenAI n’a pas observé de raisonnement stéganographique, mais appelle à des techniques d’audit d’alignement qui ne reposent pas uniquement sur la lecture de cette chaîne.

Pour les développeurs, le tarif Standard est de 10 dollars par million de tokens en entrée et 50 en sortie, avec 1 dollar en lecture de cache et 12,50 en écriture, et un palier contexte long à 20 et 75 dollars. Le Fast mode livre jusqu’à 2,5 fois la vitesse pour deux fois le prix, sans SLA de latence, et n’est pas disponible avec la résidence des données UE.

Tarif API (par million de tokens)EntréeCache lectureCache écritureSortie
gpt-6-astra (contexte court)10,00 USD1,00 USD12,50 USD50,00 USD
gpt-6-astra (contexte long)20,00 USD2,00 USD25,00 USD75,00 USD
gpt-5.6-sol (promotion jusqu’au 21 novembre 2026)4,00 USD0,40 USD5,00 USD20,00 USD
gpt-5.6-terra2,00 USD0,20 USD2,50 USD12,00 USD
gpt-5.6-luna0,20 USD0,02 USD0,25 USD1,20 USD

Le guide « Using GPT-6 Astra » ajoute quatre nouveautés d’API : appels d’outils asynchrones (async: true sur une fonction, résultat renvoyé plus tard avec le call_id d’origine), pilotage en cours de tour via WebSocket, changement de l’effort de raisonnement en cours de conversation avec un élément configuration_update qui préserve le cache, et surveillance du désalignement. Les limites : pas d’effort none, paramètres temperature, top_p et logprobs retirés, appels d’outils uniquement via l’API Responses. Le guide signale aussi des comportements à cadrer par prompt : le modèle pose plus de questions de clarification, est plus sensible aux instructions des fichiers AGENTS.md et des skills (OpenAI recommande de les auditer), formate beaucoup, délègue moins aux sous-agents et teste plus largement que nécessaire sur les petites tâches. Pour Codex, Astra inaugure une gestion du contexte où le modèle tient des notes d’une fenêtre à l’autre au lieu de tout compacter dans un résumé, les fenêtres précédentes restant interrogeables ; la fonction est expérimentale et deviendra le défaut pour Astra « dans les prochaines semaines » (voir Codex CLI 0.153.0 plus bas).

Quelques heures après la sortie du modèle, Cognition annonce son arrivée dans Devin : prochainement dans Devin Desktop et Devin CLI, en cours d’ajout à Devin Cloud, avec un déploiement progressif sur les prochains jours et un accès immédiat pour les clients entreprise du programme Daybreak d’OpenAI. Sur FrontierCode 1.1 Extended, le benchmark propriétaire de Cognition qui note des tâches d’ingénierie réelles sur la qualité du code et sa capacité à être fusionné, Astra obtient 64,5, devant Claude Fable 5.1 et Claude Opus 5 (63,6 chacun) et à 0,4 point de Claude Fable 5 (64,9), pour un coût inférieur de 64 %. Le score est un agrégat pondéré d’items de grille, et une solution qui échoue à un critère bloquant reçoit 0. Sur le benchmark interne de tests de Cognition, Astra établit un nouvel état de l’art quand il alimente les capacités de test de Devin, avec des tests plus complets, des rapports plus clairs et des preuves vidéo plus lisibles. L’annonce arrive deux jours après la bascule de Devin sur Fable 5.1, présentée alors comme 54 % moins chère que Fable 5 grâce au prix des tokens en cache : Cognition dispose désormais de deux modèles proches de Fable 5 en qualité à coût réduit pour son routage Fusion.

Modèle évalué (FrontierCode 1.1 Extended)Score (%)
Claude Fable 564,9
GPT-6 Astra64,5
Claude Fable 5.163,6
Claude Opus 563,6
Grok 4.661,3
GPT-5.6 Sol60,6
Kimi K358,2
Gemini 3.7 Flash56,3
Claude Sonnet 556,2
GPT-5.6 Terra55,8

🔗 Annonce GPT-6 Astra · 🔗 Safety overview GPT-6 Astra · 🔗 GPT-6 Astra dans Devin · 🔗 Guide Using GPT-6 Astra · 🔗 GPT-6 Astra is coming to Devin


NVIDIA rachète Hugging Face pour 12,93 milliards de dollars

3 septembre — Jensen Huang annonce sur le blog de NVIDIA un accord pour acquérir Hugging Face. Le montant est donné au dollar près dans le billet : 12 930 300 000 dollars. L’opération place le premier vendeur d’accélérateurs au centre de l’endroit où la communauté des poids ouverts publie son travail.

Les chiffres avancés donnent la mesure de ce qui change de mains : plus de 18 millions de développeurs, chercheurs et créateurs, plus de 3 millions de modèles, 500 000 jeux de données, 1 million d’applications, et plus de 200 000 entreprises qui utilisent la plateforme pour découvrir, évaluer, personnaliser et déployer des modèles.

L’essentiel du texte porte sur les engagements de neutralité, qui répondent d’avance à la question que se pose l’écosystème. Hugging Face restera une plateforme ouverte : les développeurs continueront de choisir leurs modèles, leurs frameworks, leurs clouds, leurs fournisseurs d’inférence et leurs plateformes de calcul. La phrase la plus explicite porte sur le matériel, et elle est reprise telle quelle dans le billet : le calcul NVIDIA ne sera pas requis pour construire sur Hugging Face ni pour y déployer. Le support multi-cloud et multi-accélérateurs est maintenu, de même que l’accueil des modèles ouverts et à poids ouverts de tous les constructeurs.

Open models are essential to expanding access to AI and accelerating innovation around the world. We’re excited to help @huggingface scale its platform and community while preserving the openness, neutrality, and choice that have made it a trusted home for AI builders.

🇫🇷 Les modèles ouverts sont essentiels pour élargir l’accès à l’IA et accélérer l’innovation dans le monde entier. Nous sommes ravis d’aider @huggingface à faire passer sa plateforme et sa communauté à l’échelle, tout en préservant l’ouverture, la neutralité et la liberté de choix qui en ont fait un foyer de confiance pour ceux qui construisent l’IA.@nvidia sur X

NVIDIA appuie sa légitimité sur son historique de contribution : l’entreprise se présente comme le premier contributeur de modèles ouverts et de données à Hugging Face, avec plus de 500 modèles et plus de 250 jeux de données publiés, et rappelle la lettre ouverte sur l’importance des poids ouverts que Huang a cosignée récemment. Sur la suite, le billet reste dans le registre de l’intention : l’infrastructure, l’ingénierie et la portée mondiale de NVIDIA doivent améliorer la fiabilité de la plateforme, la sécurité, l’évaluation des modèles, l’inférence et le déploiement. Huang précise que Clem Delangue est venu le voir en réfléchissant au prochain chapitre de l’entreprise, et que l’équipe conserve sa marque. Aucun calendrier de clôture, aucune condition réglementaire et aucune structure de gouvernance ne figurent dans le texte.

ÉlémentValeur
Prix d’acquisition12 930 300 000 dollars
Développeurs, chercheurs et créateursplus de 18 millions
Modèles hébergésplus de 3 millions
Jeux de données500 000
Applications1 million
Entreprises utilisatricesplus de 200 000
Modèles publiés par NVIDIA sur la plateformeplus de 500
Jeux de données ouverts publiés par NVIDIAplus de 250

Côté Hugging Face, la confirmation publique tient en deux emoji et un lien vers le billet NVIDIA, publiés le jour même sur le compte officiel. Aucun billet distinct n’avait été publié sur le blog de Hugging Face au moment du scan, et le compte technique de NVIDIA s’est contenté de répondre aux messages des équipes de la plateforme.

🔗 NVIDIA to acquire Hugging Face · 🔗 Relais du compte Hugging Face


WeatherNext 3, le modèle météo mondial de Google DeepMind passe aux prévisions horaires à 5 km

3 septembre — Google DeepMind et Google Research présentent WeatherNext 3, décrit comme le modèle météo mondial le plus avancé et le plus précis à ce jour selon les évaluations indépendantes en direct de Brightband. Le modèle rompt avec la méthode des générations précédentes : au lieu d’apprendre uniquement sur les sorties des modèles numériques de prévision, ces simulations physiques sur supercalculateur qui traînent un retard de données de six heures, il ingère une mosaïque mondiale d’observations satellitaires géostationnaires en direct et s’entraîne directement sur les mesures des stations au sol. Il produit ainsi une nouvelle prévision chaque heure, soit 24 initialisations par jour, là où WeatherNext 2 travaillait par pas de six heures.

Les sorties sont multi-échelles en une seule passe : température et point de rosée à 2 m sur une grille de 5 km via une tête entraînée sur les stations, variables de surface à 10 km, et 13 niveaux de pression atmosphérique à 25 km. L’architecture reste un transformeur maillé de type réseau génératif fonctionnel (Functional Generative Network), en ensemble de 64 membres, avec un horizon de 15 jours pour les cycles synoptiques et de 48 heures pour les exécutions horaires intermédiaires.

Les précipitations sont le gain le plus mis en avant. Le modèle est entraîné sur trois sources distinctes, la réanalyse ECMWF, les données satellitaires IMERG de la NASA et une réanalyse satellite-radar propre à Google, ce qui donne une amélioration du score CRPS allant jusqu’à 60 % face à IMERG, 30 % face à MRMS et 10 % face aux pluviomètres aux premières échéances. L’entraînement sur les stations vise aussi les variations locales fortes des littoraux, vallées et montagnes, et les régions d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie-Pacifique mal servies par des modèles régionaux trop coûteux. Des variables dédiées aux énergies renouvelables complètent l’ensemble : vent à 100 m, soit la hauteur d’une turbine, couches nuageuses et composantes de l’irradiance solaire.

CaractéristiqueWeatherNext 2WeatherNext 3
Résolution0,25° (environ 25 km)0,05° stations, 0,1° surface, 0,25° niveaux de pression
Pas de temps d’initialisation6 heures1 heure, 24 initialisations par jour
Membres d’ensemble6464
Horizonnon précisé dans la source15 jours (cycles synoptiques), 48 h (exécutions horaires)
Entréesanalyses de modèles physiquesmosaïques satellitaires en direct et analyse ECMWF HRES

Le déploiement est immédiat dans les produits : WeatherNext 3 alimente dès aujourd’hui les expériences météo de Google Search, de l’application Gemini, de Google Maps, de l’API Weather de Google Maps Platform et de Google Earth Engine, avec des prévisions de précipitations annoncées jusqu’à 50 % plus précises dès que l’on planifie à un jour ou plus. Pour les développeurs et les chercheurs, les données sont interrogeables dans BigQuery et Earth Engine ou téléchargeables depuis Google Cloud Storage, après inscription sur une liste d’autorisation, les données en temps réel relevant de conditions expérimentales et les données historiques de plus d’une heure passant sous licence CC BY 4.0. Point à noter pour qui migre depuis WeatherNext 2 : la convention de nommage change et les précipitations sont désormais cumulées sur une heure au lieu de six, ce qui oblige à revoir les agrégations journalières.

🔗 Introducing WeatherNext 3 · 🔗 Documentation développeurs


Runway présente GWM Worlds 2, un modèle de monde interactif en temps réel avec audio

3 septembre — Runway publie GWM Worlds 2, la deuxième itération de son modèle de monde (world model) pour la simulation d’environnements interactifs. Le premier GWM Worlds, présenté en décembre 2025, se concentrait sur la cohérence spatiale de longues séquences de déplacement. Cette version ajoute l’audio généré à 48 000 Hz et un contrôle fin des sujets et de la scène, avec une vidéo continue en 720p à 24 images par seconde. Trois jours après Solaris, son premier modèle de monde d’interface, Runway confirme que ses travaux portent sur des mondes générés en continu plutôt que sur des clips.

Le cœur de l’annonce est le format WorldPrompt, qui sépare ce qui persiste de ce qui change. La partie persistante comprend un prompt de genèse décrivant la scène, les sujets et leurs attributs, les lois comme la gravité ou les collisions, plus une première image pour ancrer le rendu. La partie dynamique est un flux d’événements horodatés : chaque action est un texte libre avec un début et une fin, adressé à un sujet ou à la scène, plusieurs actions pouvant se chevaucher, et la caméra est un flux par image de translation et de rotation. La parole est une action comme une autre, qui porte la réplique à prononcer. Techniquement, Runway affine son modèle audio-vidéo bidirectionnel sur ce format, puis le post-entraîne en modèle autorégressif capable de générer indéfiniment, avec des décodeurs vidéo et audio causaux et une fenêtre glissante de cache clé-valeur.

CaractéristiqueGWM Worlds 2
Vidéo720p continu, 24 images par seconde
Audio48 000 Hz, généré avec les images
Durée de sessionsans limite prédéfinie (modèle autorégressif)
EntréeWorldPrompt : contexte persistant et événements horodatés
Reprise depuis vidéooui, exemple de préremplissage à 8 secondes
Multijoueurrôles distincts, diffusion via LiveKit
Statutaperçu de recherche, contact entreprise uniquement

Les démonstrations montrent un survivant dans un désert joué à la première personne, la même scène pilotée depuis le siège du réalisateur, la reprise d’une partie à partir d’une vidéo de 8 secondes, un robot qui rejoint un drapeau rouge puis un drapeau bleu sur instruction, et un mode multijoueur où chaque rôle contrôle ses propres sujets. Runway distingue trois usages : écrire toutes les actions à l’avance pour le cinéma et la publicité, avancer au tour par tour pour un roman visuel, et le temps réel, le plus exigeant puisque le texte doit arriver avec une latence de quelques dizaines de millisecondes. L’entreprise admet que le mode à l’avance donne encore une meilleure qualité, et liste ses limites sans détour : dégradation des détails lors de rotations rapides de caméra, mémoire à long terme imparfaite, aucune référence d’image au-delà de la première, et un harnais externe nécessaire pour faire dialoguer un personnage non joueur. Aucun accès public n’est annoncé, seulement un formulaire de contact pour les entreprises.

🔗 Introducing GWM Worlds 2 · 🔗 Annonce sur X


IFA 2026 : NVIDIA PAIR répartit l’inférence locale entre PC, et les RTX Spark arrivent en octobre

3 septembre — À l’ouverture de l’IFA de Berlin, NVIDIA et Microsoft regroupent plusieurs annonces autour d’un même thème : faire tourner des agents en local sur du matériel NVIDIA avec moins de friction. Trois des agents les plus utilisés reçoivent une configuration simplifiée des modèles locaux, tous bâtis sur llama.cpp. Hermes Agent, de Nous Research, détecte le GPU, choisit un modèle et une configuration adaptés et les exécute sans téléchargement manuel, la version Linux devant suivre. OpenClaw, présenté comme le plus gros projet IA de GitHub avec plus de 380 000 étoiles, gagne une application Windows qui installe un modèle optimisé sur tout GPU RTX doté d’au moins 24 Go de VRAM. Côté performance, NVIDIA revendique jusqu’à 1,9 fois de débit supplémentaire pour llama.cpp sur GeForce RTX 5090 grâce à des optimisations de kernels, un décodage spéculatif amélioré et un préremplissage (prefill) plus rapide, et 1,2 fois pour vLLM sur RTX PRO 6000 Blackwell, gains disponibles à travers LM Studio et Ollama.

La nouveauté logicielle la plus concrète est NVIDIA PAIR, pour routeur d’IA personnel (Personal AI Router). Partant du constat que plus de la moitié des foyers américains possèdent au moins deux PC souvent inactifs, l’outil découvre les machines compatibles du réseau local et route chaque requête d’inférence indépendante vers celle qui a de la capacité. Il se place en mandataire devant les interfaces d’Ollama et de LM Studio, si bien que l’agent ne change pas et continue de voir une seule connexion. Le billet technique publié le même jour précise le fonctionnement : découverte mDNS ou ajout par adresse IP, appairage approuvé par l’utilisateur, communications chiffrées en mTLS, et prise en compte de la disponibilité du nœud, de la présence exacte du modèle demandé et de la charge GPU. PAIR ne fusionne pas les GPU et ne découpe pas un modèle : chaque requête s’exécute entièrement sur un nœud. La bêta est gratuite et open source sur Windows, macOS et Linux.

AnnonceDétail
llama.cppjusqu’à 1,9 fois de débit sur GeForce RTX 5090
vLLM1,2 fois sur RTX PRO 6000 Blackwell, jusqu’à 1,4 fois sur deux DGX Spark
PAIR, matériel pris en chargeGeForce RTX série 20 et plus, RTX PRO (Turing et plus), DGX Spark, Apple M4 et plus
Démonstration PAIR18 minutes sur un portable seul contre 8 min 48 s sur trois machines
RTX SparkGPU RTX Blackwell 1 pétaflop, 128 Go unifiés, CPU Grace 20 cœurs
Disponibilité RTX Sparkoctobre 2026, Lenovo et Acer rejoignent six constructeurs

Une démonstration avec cinq sous-agents sur Qwen 3.6 35B A3B passe de 18 minutes sur un seul portable RTX Spark à 8 minutes 48 secondes sur un cluster de trois machines, résultat que NVIDIA présente comme propre à cette configuration. Enfin, les PC Windows RTX Spark arrivent en octobre : aux six constructeurs déjà annoncés s’ajoutent Lenovo, avec les Yoga Pro 9n et Yoga 9n 2-en-1, et Acer avec un concept de bureau compact. La puce combine un GPU RTX Blackwell d’un pétaflop, jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée et un CPU Grace à 20 cœurs, et s’appuie sur le nouveau framework Windows Agent pour exécuter des agents en arrière-plan sous contrôle du système. Electronic Arts, Embark et Ubisoft rejoignent la liste des studios partenaires, et CyberLink annonce un mode AI PC pour PhotoDirector qui intègre des modèles de diffusion en local, accélérés par TensorRT-RTX en FP8.

🔗 Local AI at IFA 2026 · 🔗 Billet technique NVIDIA PAIR

Portable Computer de Perplexity arrive sur Linux pour les RTX de 24 Go

Le troisième agent cité par NVIDIA est Portable Computer, la version entièrement locale de Perplexity Computer lancée le 25 août sur DGX Spark. Elle est désormais disponible sous Linux pour tout GPU NVIDIA RTX doté d’au moins 24 Go de VRAM, Windows étant annoncé pour bientôt. Le seuil n’est pas arbitraire : l’orchestrateur local, un Qwen 3.8 27B quantifié en 4 bits, pèse 27,6 Go au téléchargement et réclame 24 Go de mémoire. Toute la pile d’agent tourne sur la machine, orchestrateur, planificateur, routeur d’outils et bac à sable d’exécution, et le travail traité localement n’est pas facturé au token. Quand une étape exige le web ou un raisonnement de pointe, l’agent demande l’autorisation avant de la router vers l’un des plus de 15 modèles cloud du catalogue. L’installation passe par un dépôt apt, les connecteurs Gmail, Outlook, Slack et GitHub transitent par l’orchestrateur local, et l’accès reste réservé aux abonnés Pro et Max. L’annonce clôt une semaine résolument locale pour Perplexity, après Hybrid Compute sur Mac le 1er septembre et l’ouverture du code de Lily le 2.

🔗 Portable Computer sur RTX


Warp lance Factory Benchmarks, un banc d’essai de modèles construit sur les tâches de code de chaque équipe

3 septembre — Warp ouvre en accès anticipé les Benchmarks de Warp Factories, présentés comme le premier banc d’essai de modèles généré à partir des tâches de code d’une équipe. Le principe reprend celui de SWE-bench ou Terminal-Bench, mais sur les tâches réelles et le contexte propre de chaque équipe, que Warp juge plus fiables que des jeux publics saturés et présents dans les données d’entraînement. L’outil fonctionne avec les modèles de frontière comme avec les modèles à poids ouverts ; la comparaison entre harnais (Warp, Claude Code, Codex) est annoncée pour bientôt.

Un benchmark se compose d’un jeu de tâches d’agent, sélectionnées dans les runs passés ou construites de zéro, d’un jeu de configurations de factory à comparer en variant le modèle ou le harnais, et de scorers qui notent chaque run sur le coût, la qualité, la correction, la verbosité et l’efficacité. La factory est décrite en code (un fichier factory.yaml et des définitions d’agents), toutes les traces sont conservées, dans le périmètre de sécurité du client pour les entreprises, et un run peut être rejoué depuis son état git initial avec n’importe quelle configuration. Les scorers sont des boucles de jugement par LLM (LLM-as-a-judge) sur une grille définie par l’utilisateur. Le contremaître (foreman) génère la configuration d’un benchmark depuis une consigne en langage naturel, et les résultats alimentent des routeurs de modèles définis en code. Warp précise que ces benchmarks ne sont pas bon marché et recommande de les lancer à la sortie d’un nouveau modèle ou lors d’un changement de prompts, de skills ou de contexte d’agent.

Introducing Factory Benchmarks: The first model bench generated from your own coding tasks. Measure, test and improve coding agents by replaying past agent runs, and cut cost-per-PR by 63%+

🇫🇷 Voici Factory Benchmarks : le premier banc d’essai de modèles généré à partir de vos propres tâches de code. Mesurez, testez et améliorez vos agents de codage en rejouant leurs runs passés, et réduisez le coût par PR de 63 % ou plus.@warpdotdev sur X

L’illustration vient de WarpBench, le benchmark interne détaillé dans une page datée du 2 septembre : 30 tâches de taille S à XL, entre code serveur (Go, React) et client (Rust), cinq modèles comparés dans le harnais Warp Agent, moins de 30 minutes de mise en place, un run de 3 h 46 pour 2 130,57 dollars. Une première itération avait montré que Grok 4.6 en effort high offrait la même qualité que le routage automatique vers Opus 5 pour la moitié du coût : Warp en a fait son agent d’implémentation par défaut, et le coût par PR terminée est passé d’environ 80 dollars à 30, sans baisse du taux de merge, avec une conformité aux tâches montée de 69 % à 87 %. Le benchmark élargi de cette semaine désigne GPT-5.6 Sol comme meilleur compromis coût-qualité, mis par défaut le 1er septembre avec environ 25 % de gain supplémentaire attendu.

Indicateur WarpBenchValeur mesurée
Tâches du jeu30 (tailles S à XL, serveur Go/React et client Rust)
Modèles comparésOpus 5, GPT-5.6 Sol, Gemini 3.7, Grok 4.6, GLM 5.3 Flash
Durée et coût du run complet3 h 46, 2 130,57 dollars
Coût par PR terminéeenviron 80 dollars, ramené à 30 (−63 %)
Conformité aux tâches (scorers)69 % à 87 %, taux de merge inchangé
Accèsaccès anticipé, jusqu’à 10 000 dollars d’usage offerts

🔗 Introducing Factory Benchmarks · 🔗 WarpBench


OpenAI et la cyberdéfense : un milliard pour les défenseurs et une usine de défense continue

Daybreak for Frontline Defenders

3 septembre — Le jour du lancement d’un modèle classé Critical, OpenAI annonce Daybreak for Frontline Defenders : un milliard de dollars d’accès subventionné à ses modèles cyber Daybreak, assorti de formation, d’assistance technique et de partenariats, à consommer sur les six prochains mois, d’abord aux États-Unis puis dans des pays partenaires « dans les prochaines semaines ». Les bénéficiaires prioritaires sont les organisations qui défendent des systèmes vieillissants sans les moyens des grands groupes : réseaux d’eau et d’assainissement, gestionnaires de réseau électrique, États et collectivités, banques communautaires, associations et mainteneurs open source. Le volet américain ajoute un pilote avec le MS-ISAC, le centre de partage d’information qui sert des milliers d’organisations publiques, et OpenAI rappelle avoir offert jusqu’à un million de dollars de crédits API aux services touchés par les attaques récentes contre des réseaux d’eau. Daybreak compte déjà des milliers de défenseurs dans 2 000 organisations approuvées, et les partenaires du Daybreak Defense Network annoncent plus de 35 produits et services opérés qui intègrent ces modèles.

ÉlémentValeur
Engagement1 milliard de dollars sur six mois
Organisations déjà approuvées sur Daybreak2 000
Produits et services partenairesplus de 35 (Daybreak Defense Network)
Pilote publicMS-ISAC (secteur public et réseaux d’eau)
Réunion des services publics40 États et le District de Columbia

🔗 Daybreak for Frontline Defenders

The Defense Factory

Publiée cette semaine selon le billet Daybreak, la page Defense Factory décrit comment OpenAI a transformé un sprint de sécurité interne en boucle de défense continue pilotée par des agents : inventaire, découverte, validation dynamique, attribution d’un responsable, correction vérifiée, avec un fichier SECURITY.md comme contexte partagé entre itérations. Le sprint a mobilisé plus de 250 personnes sur plus de 100 zones, et 53 problèmes urgents ou prioritaires ont été corrigés dès le premier jour. Les enseignements sont chiffrés : 90,6 % des attributions de responsabilité proposées par les agents ont été acceptées, 37 % des constats étaient des doublons, 19,5 % ont été reproduits à l’exécution dans des environnements isolés, avec 0,81 % de faux positifs après validation dynamique et 0,53 % de correctifs annulés. La remédiation reposait entièrement sur Codex. L’architecture de référence expose les outils existants (GitHub ou GitLab, Snyk, Semgrep, Tenable, Jira, Linear, ServiceNow) via MCP, CLI ou API, avec des environnements éphémères et les modèles Sol, Terra, Luna, Daybreak Blue et Daybreak Red ; Cloudflare, Ramp et Google explorent des approches similaires.

🔗 The Defense Factory


Claude Code : une proposition de hooks TypeScript et la version 2.1.259

Function Hooks, soumis à la communauté avant d’être construit

3 septembre — Anthropic ouvre au public une proposition interne pour Claude Code : les Function Hooks. Le compte développeurs la présente avec deux vidéos et précise d’emblée que rien n’est livré, l’issue GitHub numéro 91870 étant explicite sur le fait que la réaction de la communauté décidera probablement si la fonctionnalité voit le jour. Aujourd’hui, les hooks de Claude Code sont des commandes shell déclarées dans un fichier de réglages. La proposition les remplace par des fonctions TypeScript enregistrées sur des événements et composées en chaîne de middlewares, à la manière d’Express ou de Koa, avec une continuation next : l’ordre d’enregistrement définit l’imbrication, et le plugin enregistré en premier enveloppe les suivants, donc dispose de plus d’autorité. Le cœur de la proposition est un objet $ paramétré, seul canal autorisé pour les effets de bord, sans accès ambiant au système de fichiers ni au réseau. Ce qu’un plugin a fait se résume alors exactement aux appels qu’il a passés, ce qui rend chaque action auditable, autorisable, refusable ou journalisable, et un administrateur peut retirer une capacité pour que rien d’enregistré en dessous ne puisse l’invoquer. Les retours portent sur le comportement en cas d’exception, le délai maximal par hook et surtout le sort des hooks shell actuels, qu’une partie des utilisateurs souhaite voir maintenus en complément.

Boris Cherny, responsable de Claude Code, relaie la proposition en demandant directement aux utilisateurs s’ils s’en serviraient, et qualifie l’idée d’un peu folle et très enthousiasmante. Un document d’architecture et neuf vidéos accompagnent l’issue, et l’auteur précise dans le fil que les accès au système de fichiers, au réseau et aux processus existeront très probablement : l’objectif n’est pas de restreindre les plugins mais de faire passer tout effet par un canal unique, pour que l’administrateur puisse l’auditer.

🔗 Présentation des Function Hooks · 🔗 Issue GitHub 91870

Claude Code 2.1.259, serveurs MCP gérés et durcissement des règles de refus

3 septembre — Publiée dans la nuit, la version 2.1.259 est nettement plus fournie que la 2.1.258 qui ne réparait que le démarrage sur macOS Monterey. Deux ajouts visent les déploiements administrés : le réglage managedMcpServers permet à une organisation de fournir des serveurs MCP HTTP ou SSE à tous ses utilisateurs, les entrées nommant une commande locale à exécuter étant ignorées, et le drapeau --permission-prompts none s’adresse aux hôtes headless sans surveillance, où tout ce qui aurait déclenché une invite est refusé automatiquement pendant que le mode de permission actif continue de trancher. Dans le même esprit, un fichier de réglages gérés impossible à analyser n’est plus ignoré silencieusement : Claude Code refuse de démarrer et nomme la source fautive. Côté sécurité, les règles de refus Bash Read() couvrent désormais les fichiers passés en valeur d’option, les opérandes de git diff et git grep et les commandes composées du type cd DIR && cat FILE. Un correctif important concerne les sessions concurrentes, qui annulaient silencieusement leurs modifications respectives du fichier de configuration utilisateur, avec perte de la confiance du workspace et de l’état MCP. Un changement de comportement mérite l’attention des administrateurs : allowedMcpServers ne gouverne plus que les serveurs ajoutés par les utilisateurs, et c’est deniedMcpServers qu’il faut employer pour bloquer un serveur géré. La version reconnaît aussi les commandes de merge request GitLab et ajoute une sortie JSON à la validation de plugins.

🔗 Notes de version 2.1.259


GitHub Copilot : exclusions de contenu, Gemini 3.8 Flash, quatre dépréciations et facturation resserrée

Les exclusions de contenu s’appliquent à l’app Copilot et au CLI

2 septembre — L’application GitHub Copilot et Copilot CLI respectent désormais les politiques d’exclusion de contenu (content exclusions) définies par les administrateurs d’entreprise, d’organisation et de dépôt. L’enjeu est propre aux flux agentiques : l’agent explore le dépôt de sa propre initiative, et une politique appliquée seulement aux complétions de l’éditeur laisserait passer les secrets, les fichiers de configuration ou le code sous licence restrictive que l’organisation voulait tenir à l’écart. Les fichiers exclus ne sont plus utilisés comme contexte, quelle que soit la tâche confiée. La fonction est en disponibilité générale, réservée aux clients Business et Enterprise, les comptes individuels ne disposant pas de ces politiques.

🔗 Content exclusions dans l’app et le CLI

Gemini 3.8 Flash entre dans Copilot au tarif de ses prédécesseurs

3 septembre — Vingt-quatre heures après son lancement par Google, Gemini 3.8 Flash rejoint le sélecteur de modèles de Copilot pour les forfaits Pro, Pro+, Max, Business et Enterprise, avec un déploiement progressif sur huit surfaces : Visual Studio Code, Visual Studio, Copilot CLI, l’agent cloud, l’application Copilot, les IDE JetBrains, Xcode et Eclipse. GitHub résume ses premiers tests en deux points, de bonnes performances sur les tâches de code complexes menées en terminal et une récupération persistante après des échecs actionnables. Le point le plus concret est tarifaire : le modèle est facturé 0,75 dollar par million de tokens en entrée, 0,075 en entrée mise en cache et 3,75 en sortie, jusqu’au 31 décembre 2026. Ce sont exactement les tarifs promotionnels déjà appliqués à Gemini 3.6 Flash et 3.7 Flash, qui courent jusqu’à la même date : le passage de génération se fait à prix constant.

🔗 Gemini 3.8 Flash dans GitHub Copilot

Quatre modèles de plus quitteront Copilot le 2 octobre

3 septembre — Deux jours après le retrait effectif de six modèles, GitHub annonce la vague suivante. Quatre modèles disparaîtront le 2 octobre 2026 de toutes les expériences Copilot, y compris le chat, les éditions en ligne, les modes ask et agent et les complétions de code.

Modèle dépréciéDate de dépréciationAlternative suggérée
Gemini 3.5 Flash2 octobre 2026Gemini 3.8 Flash
Gemini 3.6 Flash2 octobre 2026Gemini 3.8 Flash
Kimi K2.7 Code2 octobre 2026Kimi K3
Claude Opus 4.72 octobre 2026Claude Opus 5

La logique est celle d’un catalogue qui se resserre autour de la dernière génération de chaque fournisseur. Les administrateurs Business et Enterprise devront peut-être activer l’accès aux modèles de remplacement dans les politiques de modèles, mais aucune action n’est nécessaire pour retirer les modèles dépréciés.

🔗 Dépréciations à venir dans Copilot

Réouverture des inscriptions Business et Enterprise, avec paiement des sièges à l’avance

3 septembre — GitHub rouvre progressivement, sur deux semaines environ, les inscriptions à Copilot Business et Enterprise pour les clients qui règlent par carte bancaire ou PayPal, en invoquant la disponibilité et la fiabilité des services, qu’il entend améliorer par une vérification renforcée des comptes. Le changement de facturation est le point à retenir pour les petites équipes : toute nouvelle attribution de siège devra être payée avant que l’utilisateur n’obtienne l’accès, et l’ensemble des sièges attribués sera facturé à l’avance au prochain cycle, y compris pour les clients existants à compter du 1er octobre 2026. Dépasser l’usage inclus pourra exiger un paiement supplémentaire pour continuer à travailler, et cet usage inclus pourra être proratisé sur le mois. Les prix des forfaits, la proratisation des sièges et l’achat d’usage supplémentaire ne changent pas. GitHub ajoute qu’annuler complètement Copilot puis revenir peut déclencher les nouvelles procédures, ce qui décourage les résiliations temporaires.

🔗 Réouverture des inscriptions Copilot Business et Enterprise


Hugging Face publie trois travaux le jour de son rachat

funes, une mémoire durable et locale pour les agents de code

3 septembre — Hugging Face publie funes, une couche de mémoire durable pour agents de code, construite à partir des traces de sessions déjà présentes sur la machine. Le constat de départ est banal et rarement traité : chaque nouvel agent redécouvre le projet en inconnu, et le raisonnement de la semaine dernière disparaît avec la session. L’installation tient en un binaire unique puis une commande par agent, funes add claude (ou codex, pi, hermes), qui construit le premier index, expose les outils recall et get à l’agent et installe l’automatisation qui indexe chaque tour terminé. Sous le capot, un pipeline déterministe convertit chaque trace en tours et blocs, les découpe, les embarque avec un modèle local épinglé et les écrit dans un jeu de données Lance local ; une requête combine recherche vectorielle et BM25, fusionne les classements, reclasse avec un encodeur croisé (cross-encoder rerank) et repondère par récence. Rien n’est distillé à l’écriture : recall renvoie le texte original avec sa provenance exacte. Tout reste local par défaut, sans compte ni dépôt distant. Le partage est optionnel et passe par un jeu de données privé du Hub, avec expurgation des identifiants à l’indexation puis un second passage avant publication. Sur un banc d’essai de deux tâches dont la réponse ne peut pas être reconstruite sans le contexte antérieur, la compaction, comportement par défaut de la plupart des agents, a réussi une tâche et échoué l’autre parce que son résumé avait aplati les constats utiles, tandis que le rappel a été le canal le moins cher des trois, 8 fois moins cher qu’un passage de relais écrit sur une tâche et 4 fois sur l’autre.

🔗 funes

NeoMME, deux encodeurs multimodaux entraînés de zéro sans tour de vision

3 septembre — H Company publie NeoMME, une famille de deux encodeurs multimodaux multilingues de 260 et 800 millions de paramètres, sous licence Apache 2.0, avec une implémentation dans Transformers dès le premier jour. La particularité tient à l’architecture. La plupart des récupérateurs de documents visuels dérivent de modèles vision-langage génératifs, où un encodeur de vision pré-entraîné alimente un décodeur causal. Or la recherche et la classification ne génèrent pas de texte de façon autorégressive et n’ont donc besoin ni de ce décodeur, ni de la surcharge en paramètres qu’il impose. NeoMME supprime les deux : un seul transformeur bidirectionnel traite les tokens de texte et les patchs d’image bruts de 32 par 32, entraîné de zéro avec un objectif de diffusion discrète masquée. Sur le banc ViDoRe v3, le modèle de 260 millions de paramètres atteint 0,523 de nDCG@10, meilleur score des modèles strictement sous 800 millions et à 0,002 de ColQwen2.5, qui compte environ quatorze fois plus de paramètres ; le modèle de 800 millions atteint 0,556. Le point le plus concret pour un déploiement reste la taille de l’index : en combinant un pooling hiérarchique de tokens et une quantification asymétrique, l’équipe passe de 1,5 Mo à 39 ko par page en conservant plus de 99 % du score de référence, et jusqu’à 6 ko par page, soit 255 fois moins, en conservant plus de 95 %.

🔗 NeoMME

IBM place quatre modèles de séries temporelles dans les flux Confluent

2 septembre — IBM Research et Confluent ouvrent un accès anticipé à quatre modèles de fondation de séries temporelles exécutés directement dans les flux de données, sans extraction vers une plateforme d’apprentissage automatique séparée. Les quatre modèles s’appellent tous par les fonctions Flink SQL existantes AI_FORECAST et AI_DETECT_ANOMALIES, le choix se faisant par un seul paramètre, sans refonte du pipeline. PatchTST-FM lit une série comme un modèle de langage lit du texte, patch par patch, chaque variable dans son propre canal, et renvoie une distribution complète. FlowState maintient un résumé courant mis à jour à chaque point, avec une dynamique continue en temps. TTM remplace l’attention par de petits réseaux de mélange : un modèle d’un million de paramètres couvre 100 000 séries chaque nuit sur processeur. TSPulse associe vues temporelle et fréquentielle pour la détection d’anomalies, la classification et le comblement de trous. L’intérêt du positionnement dans le flux tient à la gestion d’état, que Flink assure par série et de façon tolérante aux pannes, ce qui évite un magasin de données séparé. Les poids restent ouverts sur le Hub et l’inférence peut tourner sur les processeurs de l’utilisateur en dehors de Confluent. IBM revendique plus de 44 millions de téléchargements et des gains de productivité de 5 à 10 fois chez ses partenaires de conception, dans le ciment, l’acier, la pâte à papier, l’agroalimentaire et les télécommunications. L’accès s’ouvre sur Confluent Cloud sur AWS, sans facturation pendant la période.

🔗 Modèles de séries temporelles dans Confluent


Qwen publie un benchmark de commerce sur 365 jours et un modèle de conduite autonome

E-Commerce Bench, 18 agents gèrent une boutique pendant une année simulée

3 septembre — L’équipe Qwen publie, avec Taobao & Tmall Group, un banc d’essai qui évalue un agent comme commerçant en ligne sur une année complète. Le constat de départ : la plupart des évaluations d’agents donnent un objectif borné avec un point d’arrêt naturel, alors que gérer une boutique n’est jamais terminé. L’agent part de 100 000 yuans, peut ouvrir jusqu’à quatre boutiques parmi douze types, et enchaîne pendant 365 jours simulés l’approvisionnement, la négociation, la tarification, les promotions, les stocks et la trésorerie. L’environnement s’appuie sur des données réelles désensibilisées, 6 886 produits sur 60 catégories et 576 fournisseurs dont 152 frauduleux, et sur un budget de temps où chaque appel d’outil consomme des minutes de la journée. Le choix technique le plus notable est un noyau de négociation déterministe : chaque devis ou concession d’un fournisseur sort d’un noyau fixe, un modèle de langage se contentant de le mettre en dialogue, ce qui empêche un agent de parler le prix sous le plancher de coût.

Modèle évalué (18 au total)Actifs fin d’année (milliers de yuans)Multiple de la miseAchats vers fraudeurs
GPT-5.6 Sol1 43114,31 fois18,48 %
Fable 58058,05 fois3,46 %
Claude Opus 4.84984,98 fois5,41 %
Qwen3.8-Max-Preview (meilleur poids ouverts)4164,16 fois6,13 %
Claude Opus 4.72592,59 fois0,12 %

Le résultat le plus utile tient dans les six axes qui complètent les actifs de fin d’année : aucun modèle ne domine partout, et les meilleurs scores par axe sont dispersés sur six modèles différents. Le premier en profit n’est que seizième en évitement de la fraude. Tous les modèles contactent la même proportion de fraudeurs, la différence se joue au moment de passer commande. Enfin, sur 8 647 rachats du même produit chez le même fournisseur, quinze modèles sur dix-huit paient significativement plus cher qu’un ordre aléatoire de leurs propres prix : après un an, ils n’achètent pas mieux. Le code est publié sous licence Apache 2.0.

🔗 E-Commerce Bench · 🔗 Billet Qwen

Qwen-Drive-1.0, un modèle de conduite autonome à poids ouverts

3 septembre — Qwen publie avec la Huazhong University of Science and Technology son premier modèle de fondation vision-langage pour la conduite autonome, sous licence Apache 2.0. L’idée centrale est de ne pas toucher à l’architecture du modèle de base Qwen3.5-4B, qui reste un modèle multimodal généraliste, et de lui attacher deux modules externes. Une tête de perception en vue de dessus (bird’s eye view) réalise conjointement la détection d’objets 3D, la prédiction d’occupation sémantique et la segmentation de carte, servant de sonde inspectable de ce que le modèle comprend de la scène. Un planificateur, transformeur de diffusion conditionné sur les représentations du modèle, génère par appariement de flux (flow matching) des trajectoires du véhicule sur 5 secondes à 10 Hz. L’entraînement est étagé et n’utilise que des données publiques, 2,83 millions d’échantillons pour la planification. Sur les questions-réponses de conduite, la variante affinée obtient une moyenne de 69,43 et dépasse aussi bien les modèles généralistes que les spécialistes embarqués testés, avec 77,8 sur LingoQA contre 70,4 pour le modèle de base, tandis que les capacités générales restent proches de celui-ci. En planification, la version optimisée par apprentissage par renforcement atteint 90,7 de score PDMS sur NAVSIM. Les poids tiennent en un répertoire de 9,1 Go pour le modèle plus trois têtes, et un GPU de 24 Go est recommandé. Les auteurs signalent eux-mêmes que la cohérence entre le raisonnement textuel et la trajectoire produite doit encore être renforcée.

🔗 Qwen-Drive-1.0


SpaceXAI détaille l’interface de Grok Bot et s’excuse après la panne de Memphis

Comment Grok Bot a été conçu pour des agents qui persistent

3 septembre — SpaceXAI publie un long billet de design sur Grok Bot, son produit d’agents persistants lancé en bêta le 11 août. L’équipe est partie de la profusion de concepts accumulés par les produits d’IA, sessions, fenêtres de contexte, mémoires, connecteurs, bacs à sable, permissions, et n’en a gardé que cinq pour l’utilisateur : les Bots, agents persistants dotés d’une identité, d’une mémoire, d’un runtime et d’outils, les Chats, les Prompts, sauvegardables en Skills ou déclenchés en Routines, les Tools et les Artifacts. Conséquence directe, la barre latérale n’est plus un historique de conversations jetables mais une liste de Bots, chacun avec son nom, son avatar, ses souvenirs et son propre ordinateur. L’avatar porte l’état du Bot par son animation, au repos, en réflexion, au travail, en attente, bloqué ou terminé, un compromis trouvé après des tests où trois points animés donnaient trop peu d’information et le journal complet trop. L’ordinateur du Bot est exposé à trois niveaux, une icône de statut, un panneau latéral d’aperçu et une prise de contrôle plein écran quand le Bot demande de l’aide : plus il était visible dans les essais, plus les utilisateurs se mettaient à le surveiller. Les outils et Skills sont partagés au niveau du compte tandis que la mémoire et les Routines appartiennent au Bot, avec des limites pratiques d’environ 50 Bots par compte et six par conversation de groupe.

🔗 Designing Grok Bot

Panne du centre de calcul de Memphis

3 septembre — En fin de soirée, SpaceXAI reconnaît publiquement une panne survenue le matin même dans son centre de calcul de Memphis, où est installé le supercalculateur Colossus. Le message présente des excuses aux utilisateurs de Grok, mais aussi, et c’est le point notable, aux partenaires de calcul impactés : Memphis n’héberge pas seulement les modèles maison, l’entreprise y vend de la capacité, notamment à Anthropic depuis l’accord d’accès à Colossus 1 annoncé le 6 mai. Au moment du scan, la page de statut de SpaceXAI ne déclarait aucun incident, mais ses courbes de disponibilité affichaient encore des taux d’inférence légèrement inférieurs à 100 % sur plusieurs points d’accès régionaux. La page de statut de Claude liste le même jour un incident d’erreurs élevées sur plusieurs modèles, ouvert à 13 h 26 et clos à 16 h 16 UTC ; aucune des deux entreprises n’établit de lien avec la panne de Memphis, et la coïncidence horaire est la seule chose observable. Dans l’intervalle, deux laboratoires chinois ont saisi l’occasion : Z.ai a publié un laconique « We’re still up » et Qwen a relayé un message de son offre cloud invitant à venir construire chez lui.

🔗 Excuses de SpaceXAI


Médias génératifs : quatre annonces le même jour

HUMAIN-M3, un modèle arabe bâti sur MiniMax M3

3 septembre — HUMAIN, l’entreprise d’IA saoudienne, dévoile HUMAIN-M3, un modèle de langue arabe qu’elle a commandé à MiniMax, disponible en aperçu de recherche sur sa plateforme HUMAIN Node. MiniMax précise la recette : le modèle part de la base de MiniMax M3, son modèle à poids ouverts sorti le 1er juin, puis reçoit un entraînement complémentaire sur plus de mille milliards de tokens arabes, avec l’objectif de couvrir les langues et dialectes régionaux et non un arabe standard unique. Pour MiniMax, l’intérêt dépasse le marché arabe : l’entreprise y voit la démonstration qu’un modèle de fondation ouvert peut être localisé et prolongé par un tiers pour bâtir un écosystème régional. C’est aussi une commande industrielle notable pour un laboratoire chinois auprès d’un acteur du Golfe. Ni les tailles, ni les benchmarks, ni les conditions d’accès au-delà de l’aperçu de recherche ne figurent dans les annonces.

🔗 Annonce MiniMax

Synthesia lance Assistant, la vidéo d’entreprise à partir d’un prompt

3 septembre — Synthesia présente Assistant, une façon de produire des vidéos d’entreprise à partir d’un simple prompt. L’utilisateur dépose un document ou une URL, ou décrit son besoin en texte libre ; Assistant construit un premier brouillon en quelques minutes en appliquant le kit de marque du compte, puis la vidéo se retravaille par échanges dans une conversation, sans recommencer le montage. L’annonce s’inscrit dans la course aux agents vidéo entre plateformes d’avatars. Le message ne précise ni les forfaits concernés, ni les langues, ni un calendrier de déploiement, et aucune page dédiée n’était en ligne sur le site au moment du scan.

🔗 Introducing Assistant

ElevenLabs s’associe à Genesys pour les agents vocaux d’entreprise

3 septembre — ElevenLabs annonce une collaboration avec Genesys, éditeur de la plateforme de centre de contact Genesys Cloud. Deux modes d’intégration sont proposés : insérer des agents ElevenAgents dans le parcours client à côté des agents virtuels de Genesys en orchestrant la répartition du travail entre eux, ou conserver les agents Genesys en leur donnant l’une des voix expressives d’ElevenLabs. L’annonce prolonge la stratégie qui consiste à placer ces agents dans les grands canaux du service client. Le message ne détaille ni la disponibilité régionale, ni la tarification, ni le calendrier.

🔗 Partenariat ElevenLabs et Genesys

Midjourney pousse le modèle d’édition V8.2 dans la lightbox

3 septembre — Midjourney publie un journal des changements pour son site alpha, où l’équipe reconstruit l’interface autour du modèle d’édition V8.2 mis en test la semaine précédente. Le changement principal est un éditeur intégré à la lightbox : on ouvre une image, on décrit la modification en langage naturel, on attache jusqu’à quatre images de référence, et toutes les éditions de la session restent visibles au même endroit. L’équipe expérimente aussi une fonction de changement de style, présentée comme le début d’une exploration plus intuitive de l’espace des styles, et poursuit le chantier de la barre de prompt, point de friction reconnu depuis le lancement de l’alpha. Le reste liste des correctifs et des gains de vitesse. Une minute plus tard, Midjourney ouvre un appel à idées, avec une session de vote formelle prévue dans une à deux semaines pour fixer les priorités.

🔗 Journal des mises à jour Midjourney


Antigravity CLI 1.1.24 et 1.1.25 : vue par espace de travail, Gemini 3.8 Flash par clé API et commentaires dans la configuration MCP

2 et 3 septembre — Le journal des modifications d’Antigravity CLI enchaîne deux versions en deux jours. La 1.1.24 est une version de maintenance : navigation retravaillée dans le panneau /mcp, prise en charge des commentaires et des virgules finales dans mcp_config.json, et fermeture propre des flux en mode headless, le CLI positionnant désormais l’attribut de fermeture à l’exécution sur les descripteurs conservés pour que les processus enfants ne gardent plus ouverts les tubes de l’appelant. Les autres correctifs visent les entrées en double du sélecteur d’agents, le démarrage depuis un répertoire de travail supprimé et les questions posées en aparté qui déclenchaient des appels d’outils non désirés pendant un objectif actif.

La 1.1.25 apporte trois nouveautés. Le sélecteur de reprise de session gagne une vue optionnelle regroupée par espace de travail, avec une bascule entre liste plate et regroupement par répertoire. Gemini 3.8 Flash, lancé la veille, entre dans le catalogue de modèles pour les utilisateurs connectés par clé API. Enfin, les agents personnalisés définis en Markdown héritent désormais par défaut des skills, règles et sous-agents ambiants, ce qui les aligne sur les agents par défaut. Les sept correctifs couvrent l’authentification OAuth pour les serveurs MCP quand le code d’autorisation dépasse 1 024 caractères, le classement des skills sur Windows où les séparateurs de chemins faisaient confondre skills globaux et skills d’espace de travail, l’accumulation de permissions en double entre rechargements de session, et un plantage par pointeur nul déclenché par des mises à jour de résumé en arrière-plan.

VersionDateAméliorationsCorrectifsPoints saillants
1.1.242 septembre16navigation du panneau MCP, commentaires dans la configuration, flux headless
1.1.253 septembre37reprise par espace de travail, Gemini 3.8 Flash par clé API, héritage des agents Markdown

Le SDK avait pris de l’avance : Antigravity SDK 0.1.16, publiée le 31 août, fait de Gemini 3.8 Flash le modèle par défaut des nouveaux agents deux jours avant l’annonce publique du modèle, ajoute une configuration allégée pour les petits modèles locaux et le mode Express de Vertex AI par clé API.

🔗 Changelog Antigravity


Google Pics, l’outil de création et d’édition d’images de Workspace

1er septembre — Google présente Google Pics, un outil de création et d’édition d’images rattaché à Google Workspace et construit sur le modèle Nano Banana. Il est déployé au fil des prochaines semaines pour tous les abonnés Google AI Pro et Ultra ainsi que pour la plupart des clients professionnels Workspace, à la fois comme produit autonome accessible via pics.new et intégré aux applications : l’intégration démarre dans Docs et Slides, Drive suivra. Les fonctions mises en avant relèvent de l’édition de précision plutôt que de la génération brute : segmentation d’objets pour isoler un élément et le transformer sans toucher au reste, avec des commentaires textuels ciblés sur des zones précises et plusieurs modifications exécutées d’un coup ; édition et traduction du texte directement dans l’image sans casser la mise en page ni changer la police ; édition à plusieurs d’une même image ; et génération de plusieurs variantes à partir d’une seule requête. Google rappelle que des millions d’utilisateurs manipulent chaque mois des milliards d’images dans Workspace, d’où l’objectif d’éditer là où l’on travaille déjà.

🔗 Google Pics


Codex CLI 0.153.0 : undo Vim, plugins distants, reconnexion automatique et gestion expérimentale du contexte

3 septembre — Codex CLI 0.153.0 sort au petit matin, quelques heures avant l’annonce de GPT-6 Astra, et livre la brique que le billet du modèle décrit comme sa nouvelle gestion du contexte. L’option features.context_management.experimental_mode, désactivée par défaut, active pour les sessions ChatGPT Plus, Pro et Pro Lite sur le backend Codex un contexte à budget de tokens, des notes d’historique et un outil new_context ; c’est elle qu’OpenAI présente comme la future valeur par défaut pour Astra. Les sessions par clé API, les fournisseurs personnalisés et les threads structurés temporaires restent exclus.

Le reste de la version touche au confort du terminal : undo et redo en mode Vim avec conservation des brouillons collés, gestion des plugins depuis des marketplaces distantes, réglage tui.auto_recap = false qui coupe les récapitulatifs automatiques en gardant /recap, et alerte plus précoce pour les abonnés Plus et Team dès que moins de la moitié du quota d’une fenêtre d’environ cinq heures reste disponible. Les sessions TUI se reconnectent après une coupure de l’app-server externe en gardant brouillons et transcriptions. Les revues Guardian sont ajustées : Full Access les saute pour les actions de simple confirmation, et leur historique survit à la compaction, aux redémarrages et aux forks. L’app-server prend en charge les questions asynchrones structurées via request_user_input_async, pendant côté harnais des questions non bloquantes qu’Astra pose en continuant à travailler.

🔗 Notes de version rust-v0.153.0


v0 publie les projets GitHub en une étape, de la branche de travail à la production

1er septembre — Dans son changelog, v0 unifie le parcours de publication des projets adossés à GitHub. Chaque modification est commitée sur une branche de travail isolée et reçoit un déploiement de prévisualisation ; au moment de publier, un seul bouton Publish suffit : v0 crée ou réutilise la pull request, la fusionne dans la branche de base et déploie le résultat fusionné en production. Un menu de branche regroupe les actions annexes : dernière prévisualisation, diff par rapport à la base, création ou fusion de pull request, état des checks CI et des règles du dépôt, rapatriement des changements de la base, ou correction par v0 d’un problème de preview, de CI ou de merge sans quitter la conversation. Le dépôt reste la source de vérité : checks requis, revues, restrictions de merge et protections de branche continuent de s’appliquer, et si une règle exige une intervention humaine, v0 met le flux en pause et renvoie vers la pull request au lieu de la contourner.

🔗 Changelog v0


Cohere Labs publie 696 291 outils MCP et mesure ce que les agents automatisent vraiment

3 septembre — Cohere Labs publie ATE, pour écosystème de tâches agentiques (Agentic Task Ecosystem), un jeu de données de 696 291 outils recensés sur 123 069 serveurs MCP publics, collectés en mai 2026 dans sept annuaires puis dédupliqués. L’idée des auteurs : chaque outil publié est un petit enregistrement daté d’une tâche qu’un développeur a jugée assez concrète pour être confiée à une machine. C’est un signal d’offre, complémentaire des études d’exposition théorique, et il arrive avant toute donnée d’adoption. Chaque outil est apparié à l’énoncé de tâche professionnelle le plus proche dans la base O*NET du ministère américain du Travail, puis un modèle juge si l’outil exécute la tâche de bout en bout, en excluant ceux qui se contentent d’informer la personne qui la fait.

MétriqueValeur
Outils recensés696 291 sur 123 069 serveurs MCP publics
Outils exécutant une tâche de bout en bout2,6 % (18 058 appariements)
Professions sans aucun outil agentique419 sur 923
Énoncés de tâches couverts1 380, environ 15 % du travail exécutable par logiciel
Catégories d’outils non appariés1 136, dont 35 seulement de travail réellement nouveau
Corrélation exposition théorique et couverture réelle0,54 sur 178 professions

Sous ce critère strict, environ un outil sur quarante accomplit une tâche recensée de bout en bout, un chiffre que les auteurs présentent comme un plancher puisque les serveurs internes des entreprises échappent aux annuaires publics. Les 98 % restants ne sont pas du travail inédit pour autant : regroupés par similarité, ils se répartissent entre travail existant vu à un grain plus fin que les bases professionnelles, enchaînements de plusieurs tâches, infrastructure nécessaire au fonctionnement des agents eux-mêmes, et seulement 3 % de catégories réellement nouvelles, presque toutes liées à la gestion d’agents. La confrontation avec la théorie est l’apport le plus intéressant : les scores d’exposition disent bien combien d’une profession est atteignable, mais rien de quelle partie l’est, la corrélation avec la position des tâches outillées dans le mix d’un métier étant indiscernable de zéro. Ce que les experts jugent techniquement faisable prédit ce qui est construit ; ce que les travailleurs souhaitent automatiser ne prédit rien. Les outils visent enfin le cœur spécialisé des métiers de la santé et de l’informatique, alors qu’en droit, production et vente ils restent aux marges routinières.

🔗 Automation’s early footprint · 🔗 Jeu de données ATE


Brèves

  • Le WebMCP Challenge prolongé de 12 heures — après une panne des services OpenAI dans la journée du 3 septembre, la clôture des candidatures est repoussée à 1 h du matin heure du Pacifique, annonce relayée par le compte développeurs d’OpenAI. 🔗 Annonce
  • Ploy AI orchestre ses campagnes marketing avec des sous-agents GPT-5.6 Sol — vidéo témoignage de 1 min 17 sur l’équipe de Bryant Chou, sans chiffre ni détail technique dans le tweet. 🔗 Vidéo
  • Replit met en avant les analytics de ses apps publiées — deux tweets sur les statistiques d’usage des applications publiées et l’ajout d’événements personnalisés suggérés par Replit Agent, sans billet de blog ni formulation de lancement : le tableau de bord Growth existait déjà, la suggestion de métriques par l’Agent est la seule nouveauté possible. 🔗 Tweet
  • Replit fête son bureau de Londres le 10 septembre — soirée organisée avec OpenAI, avec une discussion entre Paul Graham et Amjad Masad, prolongement de l’ouverture du premier bureau international annoncée le 28 août. 🔗 Annonce
  • Cent pas de GRPO font gagner sept points à un modèle de 350 millions de paramètres — une recette Hugging Face affine LFM2.5-350M sur environ 500 échantillons et 100 pas d’entraînement, dimensionnés pour un GPU gratuit, et fait passer le score IFStruct de 22,6 % à 29,7 %, avec un gain concentré sur le JSON et les listes nues. 🔗 Recette
  • Apprendre à un modèle de code à peindre à l’aquarelle — reproduction ouverte d’un entraînement par renforcement où Qwen3.5-35B-A3B écrit le JavaScript qui peint l’image, avec une récompense esthétique fondée sur un pool de 178 peintures notées à la main. 🔗 Billet
  • Une ligue de football de robots publie 240 016 images de mouvement — 16 matchs de robots humanoïdes simulés, soit 160 minutes de poses à 25 Hz sous licence CC BY 4.0, utilisables pour la prévision de trajectoires mais explicitement pas pour l’apprentissage de politiques, faute d’angles articulaires. 🔗 Jeu de données
  • 279 liants VHL sans proline publiés comme hypothèses ouvertes — des molécules générées qui occupent le site de référence sans le motif dominant de la littérature, avec une surface polaire médiane de 89,6 contre 111,6 angstrœms carrés et un ancrage sur le squelette plutôt que sur des chaînes latérales. 🔗 Publication
  • VT Code, un an après — l’agent de code en terminal écrit en Rust atteint la version 0.154.0 avec plus de 26 fournisseurs de modèles et une trentaine de crates, sans qu’aucun de ces ajouts n’ait touché la boucle de l’agent. 🔗 Bilan
  • Podcast avec le Chief AI Architect de Google DeepMind — Koray Kavukcuoglu évoque pendant environ 27 minutes les modèles de frontière, les ambitions de l’exécution de pré-entraînement de Gemini 4, l’absence de test pour l’AGI et la bascule vers le codage agentique. 🔗 Épisode
  • Gemini Notebook chiffre le gain de ses limites flexibles — en prolongement de l’annonce du 28 août, l’équipe avance pour l’offre gratuite, sur 24 heures, 3 fois plus de synthèses audio, 10 fois plus de rapports et 20 fois plus de quiz et de cartes mémoire, avec une génération différée d’artefacts. 🔗 Annonce · 🔗 Précisions
  • Copilot app for Beginners, épisode 5 — Kayla Cinnamon montre comment lancer plusieurs sessions d’agent en parallèle dans l’application GitHub Copilot, chacune sur son propre worktree Git avec son propre contexte. 🔗 Épisode
  • Le GitHub Podcast décode le vocabulaire des agents — Cassidy Williams accompagne l’épisode d’un lexique en huit termes, de l’ingénierie de boucles aux escouades et flottes d’agents, en passant par le harnais et l’amélioration progressive par évaluations. 🔗 Lexique
  • La clé de signature des paquets Linux de GitHub CLI expire le 5 septembre — les installations faites depuis les dépôts officiels avant le 8 avril et jamais mises à jour doivent installer le trousseau de remplacement ; Windows, macOS, Homebrew et les binaires directs ne sont pas concernés. 🔗 Changelog
  • CodeQL 2.26.4 — la version ajoute Go 1.27, des alertes Rust mieux localisées, des modèles d’injection SQL pour Spring R2DBC et une contamination via list.extend en Python, et durcit les vérifications sur GitHub Actions, notamment les références mutables vers des workflows réutilisables. 🔗 Changelog
  • Genspark ajoute Gemini 3.8 Flash à ses trois produits — le modèle rejoint AI Chat, Code Agent et Claw, le lendemain de l’intégration de Claude Fable 5.1 et le même jour que son arrivée dans GitHub Copilot. 🔗 Annonce
  • ElevenLabs détaille son agent commercial vocal — Dom qualifie les prospects entrants en 4 minutes de médiane contre 2 jours pour l’équipe humaine, avec 92 % de précision après une cascade multi-signaux, 54 % d’appels hors horaires de bureau et plus d’un million de dollars de pipeline sur un mois. 🔗 Retour d’expérience
  • Luma active la gouvernance entreprise — équipes séparées, plafonds de crédits par projet et facturation qui ne bloque pas quand le plafond est atteint, sans tarif ni plan minimal annoncés. 🔗 Annonce
  • NBA 2K27 arrive sur GeForce NOW avec le rendu neuronal guidé par la 3D de DLSS 5 — la fonction, développée avec Visual Concepts et 2K, retravaille l’éclairage et les matériaux ; elle est réservée aux membres Ultimate dont le flux vient d’une machine cloud à GeForce RTX 5080, parmi 28 jeux ajoutés en septembre. 🔗 Billet
  • Les limites de téléchargement de Suno entrent en vigueur — annoncées le 10 août, elles s’appliquent depuis le 3 septembre : 7 essais à vie en offre gratuite, 20 par mois en Pro, 60 en Premier, sans limite avec Suno Studio, en amont d’une nouvelle génération de modèles développée avec l’industrie musicale. 🔗 Billet
  • NVIDIA diffuse le palmarès du hackathon AITX d’Austin — 37 minutes de diffusion sur X consacrées aux gagnants, sans texte d’accompagnement ni lien vers les projets récompensés. 🔗 Diffusion
  • Kimi Code CLI 0.40.0 et 0.40.1 — les commandes destructrices comme shutdown, reboot ou rm -rf sont bloquées en mode automatique et demandent confirmation dans les autres modes, le pool de modèles pour sous-agents est activé par défaut et l’interface web gagne un panneau de plugins. 🔗 Notes de version
  • Cohere raille la panne des services IA du jour — le compte officiel cite un message constatant que toutes les IA sont hors service, puis publie que ses déploiements sur site mettent la responsabilité d’une panne du côté du client. Aucun service touché n’est nommé, aucun produit n’est annoncé. 🔗 Message

Ce que ça signifie

Une capacité offensive est déclarée franchie, et la contrepartie défensive est livrée le même jour. OpenAI classe Astra au seuil Critical de son cadre de préparation en cybersécurité, ce qui signifie dans son propre vocabulaire qu’avec les bons outils et accès, le modèle trouve des failles inconnues et développe de nouveaux moyens de les exploiter sur des systèmes bien protégés sans qu’une personne guide chaque étape. Deux vulnérabilités zero-day découvertes pendant l’évaluation le montrent concrètement. La réponse est publiée dans la même journée : un milliard de dollars d’accès subventionné aux modèles cyber pour les défenseurs des services essentiels, et une page qui décrit l’organisation de défense continue montée en interne, avec ses chiffres de faux positifs et de correctifs annulés. Reste le point que le billet de sécurité ne masque pas : la surveillance du raisonnement recule. Astra contrôle mieux sa chaîne de raisonnement que son prédécesseur, y laisse moins d’informations incriminantes, et parvient en conditions adversariales à sous-performer sans être détecté. OpenAI le dit explicitement, l’audit d’alignement ne peut plus reposer uniquement sur la lecture de cette chaîne.

Le lieu où se publient les poids ouverts change de propriétaire, et l’acheteur vend des accélérateurs. Les engagements de neutralité occupent l’essentiel du billet de NVIDIA, et l’un d’eux est très précis : le calcul NVIDIA ne sera pas requis pour construire sur Hugging Face ni pour y déployer. Cette phrase existe parce que la question se pose. La journée en donne d’ailleurs une illustration involontaire : le même jour, la plateforme rachetée publie une couche de mémoire locale pour agents, H Company y publie des encodeurs sous Apache 2.0 qui divisent la taille d’un index par 255, IBM et Confluent y adossent quatre modèles de séries temporelles à poids ouverts, et Qwen y dépose un modèle de conduite autonome sous la même licence. Rien dans le texte ne dit ce qui arrive à cet équilibre une fois l’opération close, et aucun calendrier ni condition réglementaire ne figure dans l’annonce.

L’inférence locale gagne en outillage plus vite qu’en puissance. L’essentiel de ce que NVIDIA montre à l’IFA n’est pas du matériel mais de la plomberie : un installateur de modèle en un clic dans trois agents, un routeur open source qui distribue les requêtes entre les PC inactifs d’un même réseau sans que l’agent voie la différence, et des gains de débit obtenus sur des moteurs existants. Perplexity fait descendre sa pile d’agent complète d’une machine à 128 Go vers n’importe quelle carte de 24 Go, et le seuil est celui de son orchestrateur quantifié en 4 bits, pas une limite commerciale. Le point commun de ces annonces est le déplacement du curseur : la question n’est plus de savoir si un modèle utile tient sur une machine personnelle, mais de savoir quelle part d’une tâche mérite de sortir vers le cloud, et qui donne l’autorisation.

L’évaluation devient une pièce d’infrastructure que chaque équipe construit pour elle-même. Warp ouvre un banc d’essai généré à partir des runs passés d’une équipe, avec un argument mesuré : les jeux publics sont saturés et présents dans les données d’entraînement, et rejouer ses propres tâches a fait passer son coût par pull request terminée d’environ 80 à 30 dollars sans baisse du taux de fusion. Cognition publie ses propres scores sur son propre banc pour justifier l’arrivée d’Astra dans Devin. Qwen construit un environnement où dix-huit agents gèrent une boutique pendant 365 jours simulés et découvre que le premier en profit est seizième en évitement de la fraude, et que quinze modèles sur dix-huit n’achètent pas moins cher après un an. Cohere Labs mesure de son côté ce que les développeurs choisissent réellement d’automatiser et trouve que la théorie prédit bien le combien, mais pas le quoi. Ces quatre travaux disent la même chose sous quatre angles : un score agrégé ne dit plus grand-chose de ce qu’un agent fera dans un contexte donné.

La gouvernance se resserre par le contrat et par la facturation autant que par la technique. GitHub exigera le paiement de chaque siège Copilot avant d’en donner l’accès, facturera tous les sièges à l’avance à partir du 1er octobre, et prévient qu’annuler puis revenir déclenche les nouvelles vérifications. Le catalogue perd quatre modèles de plus le 2 octobre, deux jours après en avoir perdu six. Anthropic pousse des serveurs MCP gérés par l’organisation, ajoute un mode headless qui refuse toute invite, et sa proposition de hooks fait passer chaque effet de bord par un canal unique précisément pour qu’un administrateur puisse le retirer. La panne du centre de calcul de Memphis rappelle enfin l’autre face de cette structuration : les excuses de SpaceXAI s’adressent à ses utilisateurs, mais aussi à ses partenaires de calcul, parce que les chaînes d’inférence sont désormais partagées entre concurrents.


Sources